Vous êtes ici : Accueil > Etudes Bibliques > Jean-Elie MOULIN > Amos Acte 2

Amos Acte 2

IMG/mp3/jean-elie_moulin_-_amos_act_2_.mp3

Nous reprenons notre étude dans le Livre d’Amos, Chapitre 1 jusqu’au Chapitre 2 v3.
Amos 1
1 Paroles d’Amos, l’un des bergers de Tekoa, visions qu’il eut sur Israël, au temps d’Ozias, roi de Juda, et au temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, deux ans avant le tremblement de terre.
2 Il dit : De Sion l’Éternel rugit, De Jérusalem il fait entendre sa voix. Les pâturages des bergers sont dans le deuil, Et le sommet du Carmel est desséché.
3 Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes de Damas, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’ils ont foulé Galaad sous des traîneaux de fer.
4 J’enverrai le feu dans la maison de Hazaël, Et il dévorera les palais de Ben Hadad.
5 Je briserai les verrous de Damas, J’exterminerai de Bikath Aven les habitants, Et de Beth Éden celui qui tient le sceptre ; Et le peuple de Syrie sera mené captif à Kir, dit l’Éternel.
6 Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes de Gaza, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’ils ont fait une foule de captifs pour les livrer à Édom.
7 J’enverrai le feu dans les murs de Gaza, Et il en dévorera les palais.
8 J’exterminerai d’Asdod les habitants, Et d’Askalon celui qui tient le sceptre ; Je tournerai ma main contre Ékron, Et le reste des Philistins périra, dit le Seigneur, l’Éternel.
9 Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes de Tyr, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’ils ont livré à Édom une foule de captifs, Sans se souvenir de l’alliance fraternelle.
10 J’enverrai le feu dans les murs de Tyr, Et il en dévorera les palais.
11 Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes d’Édom, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’il a poursuivi ses frères avec l’épée, En étouffant sa compassion, Parce que sa colère déchire toujours, Et qu’il garde éternellement sa fureur.
12 J’enverrai le feu dans Théman, Et il dévorera les palais de Botsra.
13 Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes des enfants d’Ammon, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’ils ont fendu le ventre des femmes enceintes de Galaad, Afin d’agrandir leur territoire.
14 J’allumerai le feu dans les murs de Rabba, Et il en dévorera les palais, Au milieu des cris de guerre au jour du combat, Au milieu de l’ouragan au jour de la tempête ;
15 Et leur roi s’en ira en captivité, Lui, et ses chefs avec lui, dit l’Éternel.

Amos 2
1 Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes de Moab, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’il a brûlé, calciné les os du roi d’Édom.
2 J’enverrai le feu dans Moab, Et il dévorera les palais de Kerijoth ; Et Moab périra au milieu du tumulte, Au milieu des cris de guerre et du bruit de la trompette.
3 J’exterminerai de son sein le juge, Et je tuerai tous ses chefs avec lui, dit l’Éternel.

Cette lecture n’est pas très réjouissante, n’est-ce pas ? Ce texte nous concerne, quoique de manière indirecte, mais vous allez voir que cela a un fort rapport avec nous.
Amos a un fardeau, (c’est son nom d’ailleurs) il a une vision, une révélation de la part de l’Eternel, pour le peuple d’Israël qui a de gros problèmes. Mais, il ne s’adresse pas directement à Israël dans un premier temps. Vous constaterez que c’est une technique littéraire employée également plus tard par l’apôtre Paul. Amos va commencer à parler des nations qui sont « autour » d’Israël.
Sur la carte, vous voyez qu’Israël est au centre et en rouge. Aram ou Damas sont en haut à droite, c’est le pays en violet. Ammon à droite, Moab au sud et Edom encore plus au Sud, limitrophe avec l’Egypte. Vous remarquez Juda aussi. Sur l’extrême gauche en gris l’état philistin. Tout en haut en bleu, vous avez une série de villes : Byblos, Beyrouth ville du Liban, Tyr et Sidon. C’étaient des villes-états en elles-mêmes et vous allez voir pourquoi l’Eternel s’adresse à ces peuples-là. La prophétie d’Amos s’adresse à ces peuples-là. Vous comprendrez que Dieu n’est pas vindicatif ni colérique pour rien. Il y a une raison pour laquelle il s’adresse à eux.
On va commencer par le fait suivant : on nous dit que « l’Eternel rugit de Sion, de Jérusalem, il fait entendre sa voix ». Quel est l’animal qui rugit ? En général, c’est le lion. Le lion est un symbole de royauté. L’Eternel est un roi et un roi puissant. Les nations autour d’Israël ne considèrent pas que l’Eternel est un roi et un roi très puissant. On s’en rend compte tout de suite car ces pays ont commis des crimes contre le peuple d’Israël et Dieu en est fâché. Au (v2) : "Il fait entendre sa voix » et à cause de cela il y a, notons-le bien : le deuil, le sommet du Carmel, qui est une haute montagne, et qui devrait être enneigé, avec de la pluie, etc. .... est desséché. Ce n’est pas bon signe d’entendre un lion qui rugit. Le prophète donne déjà un signal. Les choses sont en train de mal se passer. Pourquoi ? Vous remarquez que j’ai intitulé l’étude : « Pour 3, pour 4 ». Dans le texte vous voyez que c’est un refrain qui se répète à chaque fois : « pour trois péchés, pour trois crimes, pour trois rébellions (c’est le sens du terme), pour trois péchés de Damas, même pour 4, pour trois péchés des philistins, même pour 4, etc. Quelle en est l’idée ? Ce n’est pas la quantité qui compte c’est la qualité.
Quelle est l’idée qui se dégage ici ? C’est le fait de la qualité et non de la quantité. Mettez ça dans la réalité. Quelqu’un vous dit : « Si tu fais 3 péchés, je vais ravager ton pays. Je vais tuer ton roi, je vais tuer tout le monde chez toi ». Vous ne trouvez pas cela un peu dur ? Vous faites 3 erreurs : « j’annihile toute la Martinique à cause de toi ! » Vous vous rendez compte ? Ce n’est pas la quantité. Ces pays-là ont fait bien plus que 3 ou 4 erreurs ! Le Seigneur est en train de dire qu’il y a eu effectivement des péchés mais il va considérer cette accumulation de 3, 4 par 6 ou 7. Proverbes dit « qu’il y a 6 choses que hait l’Eternel même 7, que l’Eternel a en horreur ». On accumule ces chiffres pour bien montrer la totalité des crimes, de l’importance du crime.
Dieu est en train de dire surtout en parlant de Damas, au v3, « je ne révoque pas mon arrêt, j’en ai assez ». Il n’y a plus de patience, plus de « supportation », de persévérance. C’est fini ! Dieu est ainsi en colère au v3 à la fin « ... ils ont pris Israël et ils ont passé dessus ils ont écrasé la nation d’Israël avec leurs chars ». Dieu condamne la Syrie car elle a fait une erreur assez grave. On va en voir la cause dans 2 Rois 10 v30 à 33.
L’Éternel dit à Jéhu : Parce que tu as bien exécuté ce qui était droit à mes yeux, et que tu as fait à la maison d’Achab tout ce qui était conforme à ma volonté, tes fils jusqu’à la quatrième génération seront assis sur le trône d’Israël.
Toutefois Jéhu ne prit point garde à marcher de tout son cœur dans la loi de l’Éternel, le Dieu d’Israël ; il ne se détourna point des péchés que Jéroboam avait fait commettre à Israël.
Dans ce temps-là, l’Éternel commença à entamer le territoire d’Israël ; et Hazaël les battit sur toute la frontière d’Israël (donc vers la frontière nord, nord-est)
Depuis le Jourdain, vers le soleil levant, il battit tout le pays de Galaad, les Gadites, les Rubénites et les Manassites, depuis Aroër sur le torrent de l’Arnon jusqu’à Galaad et à Basan
Cet épisode-là s’est déroulé dans 2 Rois, il y a quelques centaines d’années, et Dieu s’en souvient. Il n’est pas content et il revient sur ce peuple pour dire : « Vous n’avez pas le droit de faire ça à Israël. En tant que nation, vous n’avez pas le droit de vous opposer à ce peuple-là. Et comme vous avez commis ces crimes atroces, donc moi je vous juge. » Nous voyons le résultat du jugement dans 2 Rois 16 v6 à 9 : cela se passe donc après la prophétie d’Amos dans le temps.
Dans ce même temps, Retsin, roi de Syrie, fit rentrer Élath au pouvoir des Syriens ; il expulsa d’Élath les Juifs, et les Syriens vinrent à Élath, où ils ont habité jusqu’à ce jour. (Donc les Syriens ont envahi Israël et ont pris la ville d’Elath, et puis ....)
Achaz (roi d’Israël) envoya des messagers à Tiglath Piléser, roi d’Assyrie, pour lui dire : Je suis ton serviteur et ton fils ; monte, et délivre-moi de la main du roi de Syrie et de la main du roi d’Israël, qui s’élèvent contre moi.
Et Achaz prit l’argent et l’or qui se trouvaient dans la maison de l’Éternel et dans les trésors de la maison du roi, et il l’envoya en présent au roi d’Assyrie.
Le roi d’Assyrie l’écouta ; il monta contre Damas, la prit, emmena les habitants en captivité à Kir, et fit mourir Retsin. (Retsin est le roi de Syrie, roi de Damas).
Le texte biblique nous explique pourquoi Dieu est fâché et ce que Dieu a fait au roi d’Assyrie. Il s’agit de Tiglath Piléser III que les historiens connaissent très bien. Donc, Achaz a fait une alliance malsaine avec lui. Il lui a donné l’argent de Dieu, les offrandes, etc. pour dire à Tiglath Piléser : « il faut que tu descendes et que tu punisses le roi de la Syrie parce qu’il veut me tuer ». Il a été jusqu’à dire : « je suis ton serviteur et je suis ton fils, je suis ton vassal, je ferai tout ce que tu veux, entre en alliance avec moi, je ferai tout ce que tu veux, mais viens m’aider ». Bien entendu, Dieu n’approuve pas ce genre d’alliance et à cause de la mauvaise requête d’Achaz, Dieu punira l’Assyrie. A partir de ce moment, ce royaume va commencer à disparaître totalement, pour finalement ne plus exister. Autrement dit, Dieu n’a pas aimé ce que l’on a fait à Israël. Il a puni. C’est arrivé dans l’histoire, le temps l’a prouvé.
On revient dans le Livre d’Amos au v6 qui nous dit :
Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes de Gaza, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’ils ont fait une foule de captifs pour les livrer à Édom
Gaza se trouve au sud-ouest d’Israël et c’est le territoire des Philistins. Quand Dieu parle de Gaza, il parle de l’attaque des Philistins contre Israël et Juda. Quel a été le verdict de Dieu par rapport à cela ? On le voit dans l’accomplissement de la prophétie qui se trouve dans Jérémie au Chapitre 47 v1 et v4 :
La parole de l’Éternel qui fut adressée à Jérémie, le prophète, sur les Philistins, avant que Pharaon frappât Gaza
Parce que le jour arrive où seront détruits tous les Philistins, Exterminés tous ceux qui servaient encore d’auxiliaires à Tyr et à Sidon ; Car l’Éternel va détruire les Philistins, Les restes de l’île de Caphtor.
Aux versets 6 et 7 il est dit que Dieu va diriger son épée contre les Philistins.
Je vous indique ce texte parce que les Philistins ont été attaqués par deux pharaons de suite et une fois de plus, dans l’Histoire, cela a été prouvé. Le 1er s’appelait Psammétique 1er. Il a vécu vers 660 av. JC et il est mort en attaquant les Philistins et en détruisant une partie de Gaza. Il a donc commencé l’attaque contre les Philistins et puis son successeur Neco II (il est connu dans la Bible, on le cite aussi) a continué ce même travail de destruction et il les a complètement annihilés selon la promesse de Dieu. Les Philistins, à l’heure actuelle, n’existent plus. Le seul souvenir que l’on a d’eux, c’est le nom de cette région actuelle, en partie envahie par Israël, qui est la Palestine. Si vous regardez les lettres de PALESTINE « P » « L » « S » « T » « N ». et si vous changez les voyelles, vous obtenez « philistins ». Il n’y a plus de Philistins, ils ont disparu tout comme les Syriens de l’époque, ils n’existent plus.
On va regarder l’autre prophétie d’Amos au verset 9 du Chapitre 1.
Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes de Tyr, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’ils ont livré à Édom une foule de captifs, Sans se souvenir de l’alliance fraternelle
Tyr est située tout au nord d’Israël. Elle est intéressante car c’est une ville très riche parce qu’elle est bien située, avec un port qui donne sur la Méditerranée et qui lui permet de livrer des marchandises un peu partout. Les habitants de Tyr sont extrêmement vaniteux, extrêmement riches et l’une de leur activité commerciale favorite est l’achat et la revente d’esclaves ! C’est pour cela que Dieu est fâché au verset 9 car « ils ont livré une foule de captifs à Edom », sous-entendu des gens d’Israël, sans se souvenir de l’alliance fraternelle entre Israël et Tyr. Ils n’auraient jamais dû faire cela.
Amos a vécu dans les années 757 – 760. Bien plus tard, vers 300 av JC, Alexandre Le Grand va apporter une destruction quasi-finale à la ville. La prise de Tyr est très intéressante. Tyr était une île, défendue par de très hauts murs donnant du côté de la terre. De plus, elle était entourée de bateaux. On ne pouvait pas la prendre car il n’y avait pas de canons assez forts pour les détruire. On ne pouvait pas non plus, à cette époque, envoyer des boulets de canons pour détruire quoi que ce soit dans la ville. On ne pouvait prendre cette ville que par la mer. Or, Tyr avait une marine à toute épreuve et une flotte navale assez importante. Personne n’arrivait à la détruire. Sauf Alexandre : il se mit à réfléchir sur le rivage d’en face. Il prit les ruines de l’ancienne ville de Tyr qui se trouvait sur le continent et il en a fait un pont de 30 km (sic) (cf. 1 km) pour aller tuer les gens de Tyr. Tout cela se fit en 6 mois seulement. Il avait des armées un peu partout qui gagnaient des territoires ou qui gagnaient d’autres civilisations et celles-ci lui envoyèrent encore d’autres bateaux. Cela l’a aidé dans ce combat. L’historien Hérodote, nous raconte que les soldats d’Alexandre Le Grand avaient si peur, qu’il entra par la brèche qu’ils avaient faite dans les murs de la ville et il s’est battu en personne. Il a ouvert le combat en tuant 2 ou 3 personnes, le reste de l’armée a suivi. Les gens de Tyr ont eu peur et ils ont perdu. Ca a été la destruction de la ville sauf celle du Temple car il voulait qu’on l’adore, lui Alexandre Le Grand, comme un dieu ! Il n’a pas détruit le Temple car il a déclaré : « C’est mon Temple, et vous allez vous souvenir de moi ». Il a déporté 30 000 personnes en esclavage et les autres, il les a toutes massacrées. Alexandre a réussi en 6 mois à détruire cette ville de Tyr qu’on disait imprenable ! Par là-même, il a accompli la prophétie d’Amos : « Parce qu’ils ont livré à Édom une foule de captifs, Sans se souvenir de l’alliance fraternelle. J’enverrai le feu dans les murs de Tyr, Et il en dévorera les palais ».
On continue avec EDOM dans Amos 1 v11.
Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes d’Édom, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, Parce qu’il a poursuivi ses frères avec l’épée, En étouffant sa compassion, Parce que sa colère déchire toujours, Et qu’il garde éternellement sa fureur
Dieu va juger Edom. Edom est le descendant d’Esaü. Esaü est le frère de Jacob. Vous vous souvenez qu’Esaü avait été floué de son héritage. Esaü et Jacob sont restés en bon terme parce qu’ils s’étaient réconciliés mais les descendants d’Esaü donc, Edom, n’ont pas été très gentils avec le peuple d’Israël. Plusieurs combats ont eu lieu avec les israélites par le passé et Dieu n’a pas été content. Dans un premier temps, Edom a poursuivi ses frères, ce qui n’est pas bien. Un exemple : ce serait comme si les Martiniquais rentraient en guerre avec les Guadeloupéens. Cela n’aurait pas de sens ! Ce qu’il faut retenir surtout, et c’est une grande leçon pour nous, c’est que ce peuple étouffe sa compassion. Il est sans pitié parce qu’il est toujours en colère, toujours en colère ! Cela devrait nous faire réfléchir. Tout le monde se met en colère un jour ou l’autre. Il y a une bonne colère qui se manifeste face à l’injustice. Nous voyons des gens qui se font tuer, qui se font truander. On voit des choses atroces à la télévision : à l’intérieur, nous bouillons d’impatience. On se dit : « ce n’est pas juste ». C’est bien. Mais nous nous mettons en colère, la plupart du temps, pour des choses qui ne sont pas forcément justes, parfois si nous avons une colère justifiée, la colère se mue en une espèce de haine et de violence que Dieu n’approuve pas. Or, dans le cas d’Edom, c’est un peuple qui garde sa colère à toujours. Si Israël lui a fait quelque chose, il garde la colère à toujours en mémoire, il l’attend au tournant, il garde « un chien de sa chienne ». Le peuple d’Edom est comme quelqu’un qui consume sa colère lentement mais sûrement, et qui la contient. Cela ne se manifeste pas tout le temps. Il est là, il nous attend. Et Dieu lui reproche cela. Dieu dit qu’il garde éternellement sa fureur. Il n’a pas de répit. La personne, à qui on a fait du mal, se souvient jusqu’à la fin de sa vie et elle ne pardonne pas. Honnêtement il faut s’analyser.
La plupart du temps, les gens disent qu’ils oublient. Si vous revoyez le frère ou la sœur qui vous a mis en colère, arrivez-vous à lui sourire comme avant ? Vous répondrez que c’est impossible ! Ah bon qui a dit ça ? Le Seigneur nous dit qu’il faut bien faire attention à la colère. Regardez dans Ephésiens 4 aux versets 26 et 27 :
Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable.
Ceci est très intéressant. Premièrement « Si vous vous mettez en colère » le texte grec dit littéralement, c’est un impératif, « Mettez vous en colère » : il n’y a pas de « si » dans l’original : « Mettez-vous en colère, ne péchez pas ». Pourquoi le texte nous donne un impératif ? Parce que forcément il y a des situations qui doivent nous mettre en colère ! Si vous regardez les nouvelles de nos jours et que vous n’êtes pas en colère, je dis que vous n’êtes plus un être humain. Vous êtes devenu, je ne sais pas, un sans cœur, un animal, un schizophrène, un indifférent, mais vous n’êtes plus humain ! Il y a des situations où il faut se mettre en colère. Il faut que le zèle de Dieu nous possède et dise : « ce n’est pas juste, cela n’aurait jamais dû arriver ». Je ne vous ai pas dit d’insulter la télévision : cela n’est pas se mettre en colère ! Se mettre en colère, c’est avoir les mêmes dispositions que Dieu face au mal. Un chrétien ne regarde pas le mal en se disant « Oh ! ce n’est pas grave, de toute façon le Seigneur revient donc ...... ». Non ! C’est faux ! Le texte prend ça en compte et nous dit qu’il y a de la place pour une saine colère « mais ne péchez pas ». C’est-à-dire que lorsqu’on se met en colère, il y a un sens de la justice qui s’éveille. C’est une bonne chose, mais il y a une limite à ne pas franchir. Lorsqu’on se met à souhaiter du mal par exemple à son adversaire, lorsqu’on passe au niveau des insultes, au niveau des cris, quelqu’un qui crie ne se maîtrise pas. Il y a un moyen très simple de le vérifier : vous n’avez qu’à lui dire : « Ne crie pas, s’il te plaît ! » il répondra : « mais je ne crie pas ! » (en hurlant). Du moment que vous avez crié, vous êtes passé hors du cap de la maîtrise de soi. Dans le Livre aux Ephésiens il est dit : « que l’on n’entende chez vous, ni cri ni colère ». Un chrétien n’a pas le droit de crier. Il y a une limite. Certains diront : « comme je ne connais pas la limite je préfère ne rien dire ». Est-ce parce que vous ne dites rien, vous ne péchez point ? Je vous donne le pendant : quelqu’un peut être extrêmement en colère et ne pas le montrer du tout. Il peut garder ça enfoui pendant des années, vous pouvez lui marcher sur les pieds, il contient sa colère en lui. Il enfouit ce sentiment de colère pendant des années, vous avez beau lui triturer les entrailles, etc. il ne dit rien, il enterre ça en lui, il enterre, il enterre et puis un beau jour : il explose ! Vous apprenez que cette personne est en prison car elle s’est jetée sur la personne qui l’avait mise en colère. Il faut savoir gérer sa colère rapidement. L’Ecriture nous dit bien au v26 « que le soleil ne se couche pas sur votre colère ». La Parole de Dieu dit aux personnes qui ne parlent pas, ou alors qui crient tout le temps pendant des semaines, qu’elles courent un grave danger à ne pas vouloir régler le problème. D’ailleurs, qu’on se le dise, les personnes colériques, les personnes qui sont mélancoliques, qui gardent leur colère à l’intérieur, la Parole de Dieu leur dit bien qu’elles sont responsables. Nous avons un contrôle à exercer sur nous-mêmes. Et nous avons encore une fois en Jésus-Christ la faculté d’exercer ce contrôle. Quelqu’un qui reste en colère ou quelqu’un qui enterre sa colère, ne fait qu’une chose : il exerce son contrôle dans le mauvais sens. Il se donne donc une opportunité de pécher. Il est au contrôle toujours, on ne dit pas qu’il perd son contrôle, mais il le fait d’une manière malsaine. Le Seigneur lui demande de régler la chose c’est parce qu’il va lui donner les moyens de le faire. Dieu a mis en lui les dispositions pour régler cela. Il lui a donné les moyens de se contrôler. Bien sûr cela ne va pas se faire tout seul. Dieu va lui donner des partenaires, des outils, des jalons pour que cette attitude ne persiste pas, mais l’idée c’est que cette colère ne doit pas perdurer. Pourquoi ? Parce qu’au v27 il est dit : « ne donnez pas accès au diable ». Il y a un point dans la colère où elle devient satanique. Il y a un point où, lorsqu’on ne se maîtrise pas, ou lorsqu’on se contient trop, finalement on dit à Satan « tiens, entre dans ma vie et accomplis ton œuvre de meurtre, de destruction ». Parce qu’on n’a pas voulu gérer sa colère d’une manière biblique, on n’a pas voulu parler à l’autre d’une manière saine, on n’a pas voulu réfléchir au problème et non attaquer l’autre, eh bien, Satan entre dans la danse ! Et avec Satan cela devient plus compliquer parce qu’il va nous suggérer de dire telle chose, de faire telle chose. Et quand particulièrement un chrétien se laisse aller, on voit dans des familles des choses abominables, il se passe des choses insoupçonnables car Satan est entré. Satan est entré et quand il entre, ne vous imaginez pas qu’il entre juste pour un court séjour, juste pour une nuit, non, quand Satan vient, il vient pour longtemps et pour rester. Plus on alimente la colère, plus on lui donne du pouvoir sur nous. Pour la plupart d’entre nous qui avons un problème avec la colère, nous disons que c’est l’autre qui est responsable ! L’autre est toujours responsable ! Comment ? « C’est lui qui m’a fait crier !! ». Ah bon ? Comment a-t-il fait, il est entré en vous, il a poussé de l’air dans vos cordes vocales : il vous a fait crier ? Elle vous a fait crier ? Personne ne vous a fait crier : c’est vous qui avez crié, c’est vous qui avez perdu le contrôle de vous-même !
Donc, Dieu reproche à Edom la chose suivante : c’est d’avoir une trop bonne mémoire et que sa colère dure très longtemps. Donc, nous devons nous examiner. Jusqu’à quel point dure notre colère ? Est-ce qu’elle dure plus d’une journée ? N’essayons pas de jouer des tours au texte en disant « comme c’est déjà le soir, je peux me mettre en colère, le soleil est déjà couché, tout va bien ». Non ! Le Seigneur nous rappelle, par rapport à ce texte, que nous devons apprendre à remplacer les mauvaises habitudes par les bonnes et peut-être premièrement, nous trouver quelqu’un qui va nous aider à le faire.
On revient à Amos. Ammon et son frère d’armes Moab : Ammon vivait dans un territoire désertique et Dieu lui a promis aussi la mort car ce sont eux qui ont ouvert le ventre des femmes enceintes afin d’agrandir leur territoire et de s’enrichir. Il y avait d’ailleurs un chant rédigé à ce propos qui disait en parlant du roi d’Assyrie, qu’il ouvrait le ventre des femmes enceintes, qu’il éborgnait les bébés et qu’il coupait la gorge des hommes. C’était sa gloire ! Il aimait faire ça. Nous voyons qu’Ammon faisait la même chose pour avoir plus d’argent et pour agrandir son territoire désertique, il tuait des gens.
On finit avec Moab, une tribu voisine d’Ammon. Ils sont également proches par un lien de parenté. Ils profanaient des corps, des sépultures. Ils ont brûlé les os du roi d’Edom même pas d’Israël, mais d’Edom. Dieu les punit tous les deux en permettant que Sennachérib, un Assyrien, les conquiert dans les années 122 et ils disparaîtront totalement en 598 av. JC.
Pourquoi je vous mentionne ce texte. Quel lien direct avec nous ? Je pense que l’histoire confirme cela. Vous savez que le roi Louis XIV faisait persécuter les chrétiens. Il les faisait exécuter ou alors il les exilait. Les historiens nous font remarquer qu’ensuite, en France, il y a eu une grosse crise économique à cette époque. Pourquoi ? Parmi ces chrétiens qui étaient persécutés, il y avait des médecins, des commerçants, des « cerveaux » qui faisaient « tourner » le pays. Donc, les chrétiens sont partis en Angleterre, aux Pays Bas, en Allemagne. Tous ces pays sont économiquement en meilleur état que la France et jusqu’à maintenant d’ailleurs. Pourquoi je vous mentionne cela ? La logique divine est implacable. Persécuter des chrétiens est dramatique. Pourquoi ? Parce que Dieu juge des nations entières parce qu’ils ont persécutés des chrétiens.
Vous êtes victimes d’injustice. Que fait Dieu ? A notre époque, je suis sans emploi, les gens font des malversations, ils revendent des crédits, des crédits ne sont jamais remboursés etc. ... des gens ont voulu se remplir les poches. Dieu dit qu’il y a un moment, où il va juger des nations entières à cause de son peuple, à cause de vous, à cause de moi, à cause de personnes « insignifiantes ». On n’existe quasi pas au niveau de l’économie. On n’est pas un lobby financier. Les gens ne savent même pas que nous sommes là. Pourtant Dieu nous dit : « la Terre, le monde tourne autour de moi, (Dieu), et autour de vous ». Et chaque injustice qui nous est faite, le fait aujourd’hui que vous n’ayez pas d’emploi à cause de certains qui agissent malhonnêtement, Dieu voit l’injustice que commet les hommes et dit : « Moi je vois, et Moi je frappe ». On se pose des questions aujourd’hui, à cause de certaines guerres : « Pourquoi il y a des guerres dans certains pays ? » Le texte nous donne une réponse, voilée certes, mais une réponse quand même : Dieu agit pour le bien de ses enfants. Certains pays qui méprisent les enfants de Dieu subissent des conséquences physiques à cause de cela. On peut se croire parfois effectivement insignifiants. On peut se dire parfois : « Oui, mais qu’elle est ma place dans ce monde-là ? » « Je ne la comprends pas. » « Que fais-je dans ce lieu-ci ? » L’économie de la Martinique tourne pour vous, pour nous. La seule raison pour laquelle Dieu a bien organisé les choses, c’est parce qu’il s’est dit : « Je vais faire grâce aux chrétiens qui vivent à la Martinique ». Quand il décide de démolir l’ordre gouvernemental, il se débrouille toujours pour que ses enfants, les chrétiens véritables, soient préservés et continuent à prêcher l’Evangile. Le monde tourne pour vous, tourne autour de vous. Même si la crise est sévère, personne ne peut toucher à ses enfants, aux enfants de Dieu, sans conséquence. Nous ne sommes pas n’importe qui. Il ne faut pas se dire que nous ne valons rien. C’est faux ! Dieu a décimé des nations entières à cause des enfants d’Israël. Pour ceux qui nous font du tort, Dieu a promis de faire justice. Il s’occupe de ce monde-là pour nous faire du bien au milieu de toute cette agitation. Que notre foi soit gardée en Lui.

Pasteur Jean-Elie MOULIN

Retour en haut
Qui sommes-nous ?       Divers       Contacts       Mentions légales      
Copyright 2013 EGLISE EVANGELIQUE BATPISTE DU PLATEAU FOFO
une réalisation NASDY Digital Studio