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La grâce de DIEU

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PHILEMON 1 à 23 :
1 Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon d’œuvre, 2 à la sœur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à l’Eglise qui est dans ta maison : 3 que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! 4 Je rends continuellement grâces à mon Dieu, faisant mention de toi dans mes prières, 5 parce que je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ta charité pour tous les saints. 6 Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace pour la cause de Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien. 7 J’ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ta charité ; car par toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé. 8 C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, 9 c’est de préférence au nom de la charité que je t’adresse une prière, étant ce que je suis, Paul, vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus-Christ. 10 Je te prie pour mon enfant, que j’ai engendré dans les chaînes, Onésime, 11 qui autrefois t’a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi. 12 Je te le renvoie lui, mes propres entrailles. 13 J’aurais désiré le retenir auprès de moi, pour qu’il me servît à ta place, pendant que je suis dans les chaînes pour l’Evangile. 14 Toutefois, je n’ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu’il soit volontaire. 15 Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l’éternité, 16 non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur. 17 Si donc tu me tiens pour ton ami, reçois-le comme moi-même. 18 Et s’il t’a fait quelque tort, ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte. 19 Moi Paul, je l’écris de ma propre main, je paierai, pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi. 20 Oui, frère, que j’obtienne de toi cet avantage, dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur en Christ. 21 C’est en comptant sur ton obéissance que je t ‘écris, sachant que tu feras même au-delà de ce que je dis. 22 En même temps, prépare-moi un logement, car j’espère vous être rendu, grâce à vos prières.

ACTES 6 V 7 à 14
7 V 51 à 60
8 V 1 à 3
9 V 1 à 2
La parole de Dieu se propageait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi…..

L’épître de Philémon ne renferme pas de grandes envolées doctrinales comme le péché ou la grâce, c’est une épître personnelle, adressée à un individu qui renferme un trésor.
C’est un sujet qui met les croyants en face d’un fait abominable : l’esclavage.
Onésime était la propriété d’un riche chrétien, qui s’est fait la belle jusqu’à Rome.
La grâce de Dieu va cheminer avec ce révolté, et conduit Onésime de Colosse à Rome.
La grâce de Dieu a mis cet homme en présence de Paul en lui permettant de rencontrer le Seigneur.
Paul va pourtant dire à Onésime de se préparer à rentrer chez son maître afin de lui demander pardon et de s’humilier devant lui.
L’esclavage en ce temps-là était une institution dans l’empire romain et même les croyants se retrouvaient esclaves.
Ils étaient parfois des hommes plus instruits que leur maître car ils avaient été déportés de leur pays mais comme ils avaient été vaincus à la guerre, ils étaient devenus esclaves.

Au verset 3, on retrouve cette phrase :
Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !
Cette phrase est reprise par Paul dans ses 13 épîtres et ce n’est pas par hasard.
L’apôtre Paul a toujours cette formule pour parler aux chrétiens car il y a quelque chose qui dans les mots qu’il emploie, correspondent à des réalités profondes.
Il a été appelé le champion de la grâce car dans toutes ses épîtres il en parle, tant il a été bouleversé par la grâce de Dieu.
Cet homme, avant que la grâce de Dieu n’intervienne dans sa vie, était un homme ayant une excellente éducation, il était un brillant intellectuel instruit par Gamaliel, sa rigidité doctrinale était unique, il était arrivé à s’imposer en tant que personnage recommandable aux yeux des autorités religieuses.
Son vernis extérieur c’était cela, mais du point de vue intérieur, il a eu l’occasion de dire qu’il était violent, blasphémateur, persécuteur à outrance vis-à-vis de l’Eglise de Dieu, il était excessif dans son zèle et a participé à la mise à mort d’Etienne.
Cet homme, Saul de Tarse qui parle de la grâce de Dieu a tué un homme que la Bible disait être rempli de sagesse, d’Esprit-Saint, de puissance, de foi, de grâce et qui accomplissait des miracles et des prodiges.

QU’EST-CE QUE LA GRÂCE ?
Saul était là où Etienne avait été arrêté et la Bible dit qu’Etienne a considéré dans l’allocution qu’il a faite, que les juifs étaient coupables d’avoir tué les prophètes et le Juste qui était arrivé.
Saul avait grandi dans une religion qui donnait aux chefs plein de suffisance et qui pensaient que les portes du ciel leur était ouvertes puisqu’ils se revendiquaient comme fils d’Abraham.
Lorsque qu’Etienne a osé dire qu’ils avaient tué le Juste, il touchait à ce que Saul et les autres considéraient comme inacceptable : Jésus, sa prédication, ses prétentions.
Etienne, en osant dire que Jésus-Christ était le Fils de Dieu, le seul espoir d’Israël, a été tué.
Saul de Tarse était persuadé que les choses étaient bien en place et qu’ils avaient eu raison d’arrêter ce fléau que représentait Jésus et son enseignement.
Légalement en tant que pharisien, juif, il se devait en tant que défenseur de la loi, d’endiguer tout l’enseignement pernicieux de Jésus et des apôtres.
Saul avait approuvé le meurtre d’Etienne parce qu’à ses yeux, Jésus était mort à côté de deux brigands, les autorités religieuses avaient bien fait de faire le nettoyage et en tant que juif, il ne pouvait avoir aucun problème de conscience à l’égard de ce Jésus.
C’est d’ailleurs dans cet esprit, qu’il est parti faire un long voyage en se rendant à Damas pour aller arrêter les croyants.
Lorsque cet homme, Saul de Tarse devenu l’apôtre Paul parle de la grâce, c’est réellement la grâce de Dieu manifestée dans sa vie.
Cette conversion de Saul en plein midi sur la route de Damas où il est arrêté par une voix venue du ciel qui lui dit : Je suis Jésus que tu persécutes… Saul aurait dû mourir et lorsqu’il parle de la grâce de Dieu, il sait ce qu’il dit car légalement il aurait dû mourir, c’était un criminel et pourtant Jésus lui fait grâce et parle avec bonté à ce méchant, il ne le tue pas et le laisse brisé à terre.
Ce Jésus qu’il croyait mort, il était obligé de faire le constat qu’il était bien vivant.
Saul a été vaincu par l’amour, par la grâce et lorsqu’il est couché à terre, il a mesuré toute sa détresse, combien il s’était fourvoyé et combien il était corrompu.
Seule la grâce de Dieu est capable de faire cela.
Saul a été brisé par l ‘amour de Dieu et lorsqu’il remonte sur son cheval, il n’est plus le même homme, il est passé de l’erreur à la vérité, ses yeux spirituels se sont ouverts, il n’était plus cet homme fier et orgueilleux, plein de suffisance, c’était un homme brisé, et c’est pour cela qu’il parle autant de la grâce dans ses 13 épîtres.
La grâce de Dieu est insondable, incompréhensible, c’est une faveur imméritée, c’est un Dieu juste qui a mille raisons de châtier l’homme et qui décide dans sa miséricorde de ne pas le faire et de transférer le châtiment que les hommes doivent recevoir sur son Fils bien-aimé, objet de son amour.

POURQUOI SOMMES-NOUS SAUVES ?
Sûrement pas parce que nous sommes des gens bons, pas parce que nous cherchons Dieu, au contraire nous cherchons à le fuir le plus possible, d’ailleurs la Bible dit : Nous étions par nature des enfants de colère…
Nous étions façonnés pour la colère divine et légalement Dieu aurait dû détruire les hommes.
Lorsque Saul est devenu l’apôtre Paul, il a tellement compris la grâce de Dieu, qu’il est devenu le prédicateur de la grâce.
Conscient de son passé d’homme méchant, persécuteur et maintenant ayant rencontré Jésus-Christ, c’était la nuit et le jour.
La grâce de Dieu arrive à récupérer l’irrécupérable et en faire un bijou, un diamant.
Cette grâce est venue changer nos mauvaises habitudes, nos cœurs méchants et c’est maintenant notre CV personnel, celui que Dieu écrit par sa grâce qu’il a manifestée envers nous.

Pasteur Paul MOULIN

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