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La sainteté du corps du croyant en face des préceptes divins

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Lisons 2 Samuel chapitre 11 dans son entier et le chapitre 12 jusqu’au verset 14 :
«  L’année suivante, au temps où les rois se mettaient en campagne, David envoya Joab, avec ses serviteurs et tout Israël, pour détruire les fils d’Ammon et pour assiéger Rabba. Mais David resta à Jérusalem.
Un soir, David se leva de sa couche, et, comme il se promenait sur le toit de la maison royale, il aperçu de là une femme qui se baignait, et qui était très belle de figure.
David fit demander qui était cette femme et on lui dit : n’est-ce-pas Bath-Schéba, fille d’Eliam, femme d’Urie le Héthien ?
Et David envoya des gens pour la chercher. Elle vint vers lui, et il coucha avec elle. Après s’être purifiée de sa souillure, elle retourna dans sa maison.
Cette femme devint enceinte, et elle fit dire à David : je suis enceinte.
Alors David expédia cet ordre à Joab : envoie-moi Urie le Héthien. Et Joab envoya Urie à David.
Urie se rendit auprès de David qui l’interrogea sur l’état de Joab, sur l’état du peuple, et sur l’état de la guerre.
Puis David dit à Urie : descends dans ta maison et lave tes pieds. Urie sortit de la maison royale et il fut suivi d’un présent du roi. Mais Urie se coucha à la porte de la maison royale, avec tous les serviteurs de son maitre, et il ne descendit point dans sa maison.
On en informa David et on lui dit : Urie n’est pas descendu dans sa maison. Et David dit à Urie : n’arrives-tu pas de voyage ? Pourquoi n’es-tu pas descendu dans ta maison ?
Urie répondit à David : L’arche et Israël et Juda habitent sous des tentes, mon Seigneur Joab et les serviteurs de mon seigneur campent en rase campagne et moi j’entrerai dans ma maison pour manger et boire et pour coucher avec ma femme ! Aussi vrai que tu es vivant et que ton âme est vivante, je ne ferai point cela.
David dit à Urie : reste ici encore aujourd’hui et demain je te renverrai. Et Urie resta à Jérusalem ce jour là et le lendemain.
David l’invita à manger et à boire en sa présence, et il l’enivra et le soir, Urie sortit pour se mettre sur sa couche avec les serviteurs de son maitre, mais il ne descendit point dans sa maison.
Le lendemain matin, David écrivit une lettre à Joab, et l’envoya par la main d’Urie.
Il écrivit dans cette lettre : placez Urie au plus fort du combat, et retirez vous de lui afin qu’il soit frappé et qu’il meure.
Joab, en assiégeant la ville, plaça Urie à l’endroit qu’il savait défendu par de vaillants soldats. Les hommes de la ville firent une sortie et se battirent contre Joab ; plusieurs tombèrent parmi le peuple, parmi les serviteurs de David et Urie le Héthien fut aussi tué.
Joab envoya un messager pour faire rapport à David de tout ce qui s’était passé dans le combat.
Il donna cet ordre au messager : quand tu auras achevé de raconter au roi tous les détails du combat, peut-être se mettra-t-il en fureur et te dira-t-il : pourquoi vous êtes-vous approchés de la ville pour combattre ? Ne savez-vous pas qu’on lance des traits du haut de la muraille ? Qui a tué Abimélec, fils de Jerubbéscheth ?n’est-ce pas une femme qui lança sur lui du haut de la muraille un morceau de meule de moulin et n’en est-il pas mort à Thébets ? Pourquoi vous êtes-vous approchés de la muraille ? Alors tu diras : ton serviteur Urie, le Héthien, est mort aussi.
Le messager partit et à son arrivée, il fit rapport à David de tout ce que Joab lui avait ordonné. Le messager dit à David : ces gens ont eu sur nous l’avantage, ils avaient fait une sortie contre nous dans les champs et nous les avons repoussés jusqu’à l’entrée de la porte ; les archers ont tirés du haut de la muraille sur tes serviteurs et plusieurs des serviteurs du roi ont été tués et ton serviteur Urie, le Héthien, est mort aussi.
David dit au messager : voici ce que tu diras à Joab : ne soit point peiné de cette affaire, car l’épée dévore tantôt l’un, tantôt l’autre ; attaque vigoureusement la ville et renverse-la. Et toi, encourage-le !
La femme d’Urie apprit que son mari était mort, et elle pleura son mari.
Quand le deuil fut passé, David l’envoya chercher et la recueillit dans sa maison. Elle devint sa femme et lui enfanta un fils.
Ce que David avait fait déplut à l’Eternel.
L’Eternel envoya Nathan vers David. Et Nathan vint à lui et lui dit : il y avait dans une ville deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre n’avait rien du tout qu’une petite brebis qu’il avait achetée, il la nourrissait et elle grandissait chez lui avec ses enfants ; elle mangeait de son pain, buvait dans sa coupe, dormait sur son sein et il la regardait comme sa fille.
Un voyageur arriva chez l’homme riche. Et le riche n’a pas voulu toucher à ses brebis ou à ses bœufs pour préparer un repas au voyageur qui était venu chez lui ; il a pris la brebis du pauvre et l’a apprêtée pour l’homme qui était venu chez lui.
La colère de David s’enflamma violemment contre cet homme et il dit à Nathan : l’Eternel est vivant ! L’homme qui a fait cela mérite la mort. Et il rendra quatre brebis pour avoir commis cette action et pour avoir été sans pitié.
Et Nathan dit à David : tu es cet homme là ! Ainsi parle l’Eternel, le Dieu d’Israël : je t’ai oint pour roi sur Israël et je t’ai délivré de la main de Saul ; je t’ai mis en possession de la maison de ton maitre, j’ai placé dans ton sein les femmes de ton maitre, et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda. Et si cela eut été peu, j’y aurais encore ajouté.
Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l’Eternel en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé de l’épée Urie le Héthien, tu as pris sa femme pour en faire ta femme et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon.
Maintenant, l’épée ne s’éloignera jamais de ta maison, parce-que tu m’as méprisé
Et parce-que tu as pris la femme d’Urie, le Héthien, pour en faire ta femme.
Ainsi parle l’Eternel : voici, je vais faire sortir de ta maison le malheur contre toi et je vais prendre sous tes yeux tes propres femmes pour les donner à un autre, qui couchera avec elles à la vue de ce soleil.
Car tu as agi en secret ; et moi, je ferai cela en présence de tout Israël et à la face du soleil.
David dit à Nathan : j’ai péché contre l’Eternel ! Et Nathan dit à David : l’Eternel pardonne ton péché, tu ne mourras point. Mais, parce-que tu as fait blasphémer les ennemis de l’Eternel, en commettant cette action, le fils qui t’est né mourra ».
David est un homme qui est pourvu d’une rare bénédiction. Ce n’est pas souvent et je dirai même que c’est la première fois que Dieu rend un témoignage pareil d’un homme. C’est l’homme selon mon cœur ! Qu’est-ce-que le cœur de Dieu ? C’est l’intimité profonde de Dieu toujours vers ce qui est positif. Dieu rejette toujours, jusqu’à la moindre pensée, le négatif.
Il y avait dans le pays d’Israël un jeune homme, gardien de brebis et Dieu a trouvé chez ce jeune homme des qualités de cœur comme il les recherche ; David a été élevé à la dignité, de berger qu’il était, tout simplement parce-que Dieu a vu dans le cœur de cet homme des dispositions spirituelles, morales, humaines qui l’ont touchées.
Lisons 2 Samuel chapitre 7 verset 8 :
« Maintenant tu diras à mon serviteur David : ainsi parle L’Eternel des armées : je t’ai pris au pâturage, derrière les brebis, pour que tu sois chef sur mon peuple, sur Israël. J’ai été avec toi partout où tu as marché, j’ai exterminé tous tes ennemis devant toi, et j’ai rendu ton nom grand comme le nom des grands qui sont sur la terre ; j’ai donné une demeure à mon peuple, à Israël, et je l’ai planté pour qu’il y soit fixé et ne soit plus agité, pour que les méchants ne l’oppriment plus comme auparavant.
Verset 12 : quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne ».

Beaucoup de bénédictions ont jalonnées la vie de David, Dieu a fait que David était une vrai frayeur pour ses ennemis ; après avoir brisé toute résistance, après avoir soumis autour d’Israël tous les peuples belliqueux, les syriens entre autres, il restait une dernière poche de résistance en la personne des Ammonites. David à envoyé Joab, le général de son armée, David n’y est pas allé lui-même parce qu’il pensait que cela ne valait pas la peine.
Curieusement, vous savez que les moabites sont les ennemies invétérés d’Israël, les moabites ont leur origine de l’inceste que les filles de Lot ont eu avec leur propre père, et ca a donné les moabites David n’a pas cru bon qu’il fallait se lever et aller faire la guerre à ces personnes, il a envoyé Joab.
Si l’on peut dire, David dormait sur ses lauriers, sur ses nombreuses victoires qu’il avait remportées sur ses ennemis.
Vous savez que les lauriers se fanent très vite, c’est ce qui est arrivé à David et c’est ce qu’il ne fallait surtout pas faire.
Je lis un verset dans le psaume 63 et vous allez voir que c’est le même homme qui dans des moments différents savait lancer des SOS vers Dieu : « O Dieu ! Tu es mon Dieu, je te cherche ; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau. Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, pour voir ta puissance et ta gloire, car ta bonté vaux mieux que la vie, mes lèvres célèbrent tes louanges,
Je te bénirai donc toute ma vie, j’élèverai mes mains en ton nom, mon âme sera rassasiée comme de mets gras et succulents, et avec des cris de joie sur les lèvres, ma bouche te célèbrera.
Lorsque je pense à toi sur ma couche, je médite sur toi pendant les veilles de la nuit, car tu es mon secours ».
C’est beau quand un homme peut dire de telles choses de la part de Dieu, quand il peut ouvrir son âme, son cœur et dire de telles choses de Dieu.
Il y a eu une période où David était au « top » du point de vue spirituel, souvenez vous quand il était dans la caverne où son ennemi Saül était à la portée de sa main, la bible nous dit que le cœur de David s’est mis à battre violemment parce qu’il avait simplement coupé un petit morceau du manteau royal, Saül s’était recouvert de son manteau et David pour lui donner la preuve qu’il aurait pu le tuer, il avait seulement coupé un petit morceau du manteau royal, Plus tard, il avait fait dire à Saül : tu vois ce petit morceau, il manque à ton manteau et je l’ai coupé quand tu étais endormi à mes pieds, j’aurais pu te tuer.
Pourquoi le cœur de David s’est-il mis à battre en coupant le manteau ? Parce qu’il avait osé couper un petit morceau du manteau du roi ! C’est admirable quand on a une conscience qui répond aussi magnifiquement au Saint Esprit, c’est très beau la période de la vie de David où il est au « top », mais il y a une période où il est « au taupe » : T.A.U.P.E.
Vous savez, ce qui rend odieux le péché de David, c’est parce que en tant que roi, il était obligé de lire les écritures, tous les rois qui montaient sur le trône devaient lire l’écriture pour s’en imprégner, ils devaient la connaitre, pour être en phase avec Dieu et avec la justice.
Ce qui rend odieux le péché de David c’est sa position spirituelle, les rois, les reines ont toujours été des exemples, il parait que la robe mise par madame Obama lors de l’investiture de son époux a été recopiée, multipliée par milliers et beaucoup de femmes ont voulu avoir la même robe ! Peut-on leur faire un reproche ? Si madame Obama se coiffe d’une certaine manière, vous verrez que ce sera aussitôt recopié.
David a oublié que ce que se permet le roi est une référence pour son peuple.
La bible nous dit aussi que David avait déjà au moins deux épouses, la fille de Saül, des concubines, Abigaël qui était une femme de bon sens et belle de figure.
Ce qui rend épouvantable le péché de David c’est bien le scénario infernal dans lequel il va s’installer, parce qu’il ne sait pas que le péché entraine le péché.
Ce qui rend infernal le péché de David c’est le sénario qu’il va imaginer pour enivrer l’homme, pour le faire venir afin d’endosser la paternité d’un enfant qui n’est pas le sien puisqu’il était sur le champ de bataille !
Il va lui donner des cadeaux, etc., on a peine à croire que l’homme de Dieu qui nous a laissé des pages aussi lumineuses sur la communion qu’il goutait avec Dieu, puisse aller aussi loin dans le péché, dans l’adultère, dans la dégringolade. Il va jusqu’à écrire une lettre qu’il va remettre à Urie en mains propres pour Joab. Il a abusé de la confiance d’Urie.
Il n’y avait pas seulement l’adultère mais toute une suite de choses profondément indigne de l’enfant de Dieu en l’occurrence David.
L’histoire dit que lorsque César expirait sous les coups des bourreaux, a vu son protégé Brutus, lui aussi un couteau à la main lui porter des coups, qu’il s’est voilé la face avec son manteau et a dit : toi aussi mon fils ? Il ne comprenait pas que Brutus fasse partie des insurgés, il aimait Brutus comme un fils et avait tout fait pour qu’il arrive à la royauté. Brutus trouvait que cela se passait trop lentement puisque César était toujours en vie.
David va rester environ une année dans cette espèce de ténèbres spirituelles sans s’en rendre compte. Pendant un an il reste insensible à son geste, il l’oublie même. Si bien que lorsque le prophète Nathan lui narre cette histoire, son sang ne fait qu’un tour et il répond qu’il mérite la mort !
C’est de l’aveuglement, quand on n’est pas en phase avec Dieu, on perd tout sens de la réalité et c’est ce qui va arriver à David.
Ce qui a manqué à cet homme, sans vouloir faire le procès de David puisque nous sommes des hommes et des femmes, la bible ne dit –elle pas : « que celui qui se croit debout prenne garde de tomber », David aurait du faire un examen plein de lucidité et d’intelligence en Fait, avant la chute, il aurait du analyser le sens de sa démarche.
D’ailleurs, chaque fois que l’on se complait à regarder ce que nous ne devrions pas regarder, on peut être sur qu’il y a des regrets, quand il n’y a pas de péchés, et le besoin de rétablir notre relation avec Dieu parce-que notre esprit a été souillé.
L’apôtre Jacques va dire que lorsque l’on convoite, celle-ci engendre le péché, et le péché va enfanter la mort.
Je pense que David a commis une faute : celle de ne pas avoir de père spirituel, et de paires spirituels. De père, dans le sens humain du terme parce-que c’est bon qu’un chrétien ait toujours quelqu’un vers lequel il peut aller et dire : ca ne va pas ! Voilà ce que j’ai fait, je voudrais que tu pries avec moi. C’est ce qui nous empêche d’être malhonnêtes dans notre relation avec Dieu et avec les autres.
Quand nous avons péché, nous pouvons nous adresser à quelqu’un de confiance : voila où j’en suis arrivé et je souffre, je suis malheureux, veux-tu aller vers le trône de la grâce avec moi et prier.
Dieu sait très bien que nous ne sommes pas des gens sans péchés, que nous ne serons jamais des gens exempts de chutes, Dieu sait très bien que notre parcours est fait de bonne volonté mais de beaucoup de chutes aussi ; le péché ne va jamais étonner dieu, ce qui l’étonne c’est notre stupidité car il nous dit tout ce qu’l faut faire quand on a péché.
David n’a pas eu de père spirituel ni de paires spirituels c’est-à-dire d’hommes de confiance sur la spiritualité pour avoir un regard sur son péché et l’aider.
Dans mon ministère, j’ai souvent entendu des croyants s’excuser parce qu’ils avaient péché ; ils n’ont pas demandé à dieu pardon dans la souffrance dans le regret, ils ont dit : si je suis arrivé là c’est à cause de. Dieu ne bénit jamais une telle attitude, n’oublions pas que nous sommes une pate qui s’appelle « le péché » Et personne au monde n’a le droit de nous condamner quand nous chutons.
Celui ou celle qui est au courant, il peut et il doit condamner le mal qui a été fait et dire c’est mal mais il ne doit pas dire : « en enfer ».
Si on s’inspire du fait que tous les individus se valent sur ce plan là, on ne doit pas développer une panoplie d’excuses quand on à péché, on a péché c’est tout.
Un homme s’est retrouvé devant le juge qui lui a demandé les raisons même de sa faute, il a répondu au juge : « monsieur le juge j’ai vu une chaine dans le sentier mais je n’ai pas vu le bœuf qui était au bout de la chaine ».
Un autre, arrivé dans un état d’ébriété, expliquait à sa femme : « j’ai rien fais, c’est le trottoir qui s’est levé et m’a frappé à la tête ».
David n’agira pas de cette manière, heureusement car rechercher des excuses à notre péché, ne mène à rien.
Je souhaite que les croyants n’empruntent jamais cette voie car personne au monde ne peut nous condamner pour avoir chuté et manquer à notre tâche.
Nous devons au contraire, prendre conscience qu’il y a la victoire au bout de tout désir de rompre avec le péché, il y a le chemin de la victoire. Tout le monde a le besoin d’être accompagné spirituellement dans sa vie.
J’ai trouvé une phrase qui donne une bonne définition du péché : « tout ce qui affaiblit ma raison, tout ce qui gêne la sensibilité de ma conscience, tout ce qui obscurcit ma perception de dieu, tout ce qui ôte leur saveur aux choses spirituelles, il faut les dénoncer comme des péchés ».
L’apôtre Paul a dit tout m’est permis mais tout n’est pas utile.
Frères et sœurs si vous attendez un jugement saint de notre société sur l’immoralité, l’adultère et toutes les déviations dans lesquels le monde tire une certaine gloire, vous attendrez longtemps.
En fait les gens nous demande de vivre étant débarrassé de tout tabous ; ils veulent absolument que les chrétiens de tous bords banalisent le péché, l’adultère, l’impudicité, l’immoralité de toutes sortes, c’est vraiment le sport national de toutes les nations. Le péché est pratiqué par tout un chacun.
Selon l’écriture, sortie de la pensée divine, une relation amoureuse s’inscrit donc dans deux vies que l’on a scellées d’abord, jamais autrement, c’est le point de vue biblique, on a scellé deux vies, deux existences.
il me semble que l’acte sexuel c’est l’aboutissement d’une démarche responsable, d’une réflexion approfondie, et non pas une réponse à l’appel des sens, il m’apparait comme une sorte de clé qu’on donne pour ouvrir la citadelle ; mais quand on donne une clé pour ouvrir la citadelle vous pensez bien qu’on a estimé que je peux faire confiance, il va pénétrer le saint des saints, il va pénétrer mon intimité, mon être entier.
Tant qu’on n’inscrira pas une relation sexuelle dans ce sens biblique, on continuera à se comporter comme des animaux.
Les chrétiens doivent faire l’analyse de tout ce qui conduit à un rapport sexuel, ca doit être en filigrane, j’ai attendu, j’ai cherché et j’ai trouvé ; tu es celui ou celle digne de ma confiance de mon amour et mon intimité, je veux te la livrer.
Nous sommes obligés d’aller aussi loin dans la réflexion : je vais te donner ce que j’estime être la clé du saint des saints.
C’est dans la pensée de dieu, il y aura un mariage et pas plusieurs.
Je voudrais dire aux jeunes filles, vous ne pouvez pas être un instrument pour les jeunes gens ou les hommes, ils vont vous laisser et dire : « ca ne nous engageait en rien ! C’était du jeu !
Le cœur du chrétien, plus que celui de l’incroyant est sensible, un chrétien donne et il veut donner par amour, il donne en se disant : je suis une référence et j’attends que l’on ait de l’égard, du respect, de l’attention pour la référence que je suis. On ne peut nous taxer d’être vieux jeu parce-que nos références sont bibliques.
Chaque fois que nous passerons à coté de ces valeurs spirituelles, nous auront toujours à regretter. C’est ainsi avec les lois bibliques : une fois que nous les violons, nous en portons les conséquences.
David n’a pas mesuré, réfléchit, il a convoité et en tant que roi il s’est dit je peux tout me permettre alors il a basculé de péché en péché, d’horreur en horreur ; on a peine à croire que c’est l’homme selon le cœur de Dieu qui en est arrivé la ! L’enfer a du applaudir en pensant : « David, tu m’étonnes par ton ingéniosité dans le registre du mal », ce n’est pas beau et nous devons faire attention.
S’il y a le regard des hommes sur l’immoralité, nous ne devons jamais oublier qu’il y a aussi le regard de Dieu. C’est le même Dieu que nous servons, son horreur du mal aussi prononcé est identique, la manière de juger le péché est exactement celle qu’il a eu vis-à-vis de David alors nous ne devons pas nous étonner qu’il y ait le sida, l’immoralité, le crime.
Vous savez le monde, et notre Martinique n’est pas épargnée, regorge de péchés parce-que le monde à rejeté la loi de Dieu, ce n’est pas étonnant que nous payons.
Dans la pensée de Dieu, ce qu’un homme a semé, il le moissonne. Dans ce domaine aussi, c’est vrai. Nous avons une conscience vraiment bien aiguisée que Dieu a voulu que la mémoire ne va jamais disparaitre, même si nous sommes des enfants de Dieu ; alors dans les histoires du genre de celle arrivée à David on n’oublie pas, David n’a pas oublié, comment le pourrait-il puisque sa famille s’est désintégrée littéralement . David a privé sa famille des meilleures bénédictions que Dieu avait promises.
Il y a eu de l’inceste, des crimes dans sa famille et David a eu la bouche fermée, il n’a rien dit car Absalon à fait des choses incroyables, quand Ammon a déshonoré sa sœur, David ne pouvait dire à ses fils : mais que vous arrive-t-il ? C’est lui qui avait montré la voie et ses fils s’étaient conduits de manière tout à fait indignes.
Ces situations nous font perdre toute autorité, nous n’avons plus la force de dire les choses comme elles le devraient simplement parce-que l’on est gêné.
La bible dit que les choses anciennes sont passées, tout est devenu nouveau. C’est sans doute le plus beau de tous les messages : si quelqu’un est dans le christ, est plongé en christ, ne fait qu’un avec le seigneur, les choses anciennes sont passées, noyées, ensevelies, charriées, toutes les fautes, les immoralités qui ont parsemées la vie de certains.
Heureusement car c’est la grâce de Dieu qui peux faire de telles choses. Mais de grâce, quand nous avons été lavés, purifiés, sanctifiés faisons attention. Allons dit la bible vers le trône de la grâce chaque fois que la chute est prévisible, ce sont les forts qui vont vers le trône de la grâce et qui, disent : « mon Dieu j’ai peur ».
Ceux qui croient qu’ils peuvent dompter les tentations, sont malheureux quand ils découvrent leurs limites ; qu’ils ont été prétentieux de ne pas s’appuyer sur la grâce divine.
Qu’elle leçon pour nous, que la chute de ce grand homme, de ce grand croyant, et Dieu nous a laissé son histoire dans l’écriture pour nous servir d’exemple.
Celui qui a dit le Seigneur est mon berger, je ne manquerais de rien, et bien il a manqué de tout parce-que lorsque la tentation s’est présentée, il n’est pas allé vers le berger puisqu’il y a du plaisir dans la tentation. La parole de Dieu dit qu’il y a quelque chose de tellement fort dans la tentation que Moise à du lutter fortement pour s’en extraire car dans la tentation il y a un contentement momentané mais total aux jouissances du péché.
Je voudrais simplement que les jeunes gens, les jeunes filles de notre église sachent que devant les difficultés ils peuvent aller devant quelqu’un de l’église qu’ils trouvent assez spirituellement mures pour prier avec eux. Ce n’est pas beau des taches dans la vie des croyants ; même si nos fautes sont pardonnées, le souvenir en est là. Ce n’est pas bon d’être marqué par des souvenirs pénibles que ceux qui ont souillés notre chair. Notre corps, notre esprit, nos émotions, ne sont pas jetables car nous sommes conçus de telle sorte que nous avons des émotions, des désirs, des rêves, des attentes, qui ne peuvent être piétinés sans piétiner l’être tout entier que nous sommes.
A bon entendeur salut ! Que Dieu nous aide, qu’il aide chacun de nous et tous les croyants.

Pasteur Paul MOULIN

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