Vous êtes ici : Accueil > Prédications > Prédicateurs > Steeve GADET > Pas de couronne sans croix et pas de croix sans couronne

Pas de couronne sans croix et pas de croix sans couronne

IMG/mp3/steve_gadet_14.04.13_-_pas_de_couronne_sans_croix_et_pas_de_croix_sans_couronne.mp3

En général, lorsqu’on reçoit une couronne c ‘est souvent un signe d’honneur et de dignité.
Dans la Bible, la couronne représente une position d’autorité mais lorsqu’on parle de croix, on évoque souvent la souffrance.
Ce n’est pas une souffrance instantanée, mais pénible qui dure, et se prolonge dans le temps.
La croix évoque même parfois la honte.
A l’époque de Jésus, lorsqu’il était sur terre et exerçait son ministère, la croix était un instrument de torture pour punir ceux qui étaient coupables d’un crime.
Lorsque quelqu’un était condamné à mort il devait subir son châtiment cloué sur une croix.
Pour nous aujourd’hui dans la croyance populaire, la croix reste attachée à la souffrance et comme dit le dicton : Chacun porte sa croix et donc sa part de souffrance.
Pour nous chrétiens, merci Seigneur, la croix n’est pas seulement synonyme de souffrance mais c’est aussi la puissance par laquelle Dieu agit pour pouvoir réconcilier l’homme avec lui et ce n’est pas seulement la souffrance.
La mort que Christ a soufferte sur la croix pour nous est synonyme de rédemption, de joie non seulement sur cette terre mais aussi lorsque nos yeux se fermeront.
Le texte de 2 Samuel CH 12 V 26 :
26 Entre-temps, Joab attaqua Rabba, la cité amonite, et il s’empara de la ville royale. 27 Alors il envoya des messagers à David pour lui dire :
- J’ai donné l’assaut à Rabba et je me suis même emparé du quartier d’en bas où se trouve la réserve d’eau. 28 Maintenant rassemble le reste de l’armée et viens toi-même assiéger la ville et t’en emparer. Il ne convient pas que ce soit moi qui la prenne et que tout l’honneur m’en revienne. 29 David rassembla donc tout le peuple et partit pour Rabba. Il donna l’assaut à la ville et s’en empara. 30 Il prit la couronne qui se trouvait sur la tête de leur roi. Cette couronne, qui était tout en or, pesait une trentaine de kilos et était garnie d’une pierre précieuse. Elle vint orner la tête de David. Le roi emporta de la ville un immense butin. 31 Quant aux habitants, il les emmena et les affecta à diverses corvées pour manier la scie, les herses de fer et les haches de fer. Il en établit aussi comme mouleurs de briques. Il agit de même avec toutes les populations de toutes les villes des Ammonites. Après cela, David et toute son armée rentrèrent à Jérusalem.

Dans ce passage, David va prendre d’assaut la ville de Rabba. Après avoir mené ce combat, il va enlever la couronne de la tête du roi de cette région et la mettra sur sa tête.
On peut supposer que parce que ce roi en question n’a pu préserver le contrôle de la région, il n’était plus autorisé à avoir les honneurs et la dignité qui allaient avec la couronne.
On peut penser que Joab avait balisé le terrain, mais quelque part, il fallait que David aille prendre cette ville et soit en première ligne, il aurait pu se faire blesser ou tuer.
Un peu avant ce passage, David venait de s’humilier devant Dieu pour son péché avec Bath-Shéba.
Il venait de perdre l’enfant qu’il avait eu de cette union illégitime et après avoir reconnu sa faute, il avait accepté de perdre cet enfant, le fruit du péché.
David venait de supporter sa croix pendant un moment.
Quelque temps après, Dieu lui permet de revêtir une couronne.
Dieu fonctionne d’une manière précise et avec lui il n’y a pas de raccourci.
Dans nos vies avec le Seigneur, dans notre service pour lui, on doit tous à un moment donné passer par cette croix avant de revêtir la couronne.
On verra que la croix comme la couronne peuvent prendre différents aspects dans nos vies.
C’est un processus qui sera à l’œuvre tout au long de notre vie sur terre et de notre marche chrétienne.
Parfois on veut atteindre les sommets, recevoir les honneurs et cela se passe dans nos milieux chrétiens également.
Les médias veulent toujours nous montrer ce que quelqu’un a appelé : l’empire de l’illusion.
Ils nous montrent toujours la vie de personnalités publiques, de gens qui réussissent brillamment ou de gens qui chutent gravement.
Souvent en voyant ces personnes réussir ou chuter, monter ou descendre nous comparons nos vies à leur vie.
Ces personnes n’ont pas la crainte de Dieu en eux, et les médias essayent petit à petit de nous les donner comme modèles, soit pour nous consoler en nous montrant que finalement on est pas si mal puisque celui-ci est en train de tomber, ou celui-là en nous montrant comment il réussit et vers quoi nous pouvons tendre sans les conditions de Dieu.
Aujourd’hui beaucoup de personnes veulent être reconnues, veulent être des personnalités, mais peu d’entre elles recherchent à cultiver et avoir un caractère divin, inspiré de la vie de Christ.
Marc CH 10 V 35 :
Alors Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander.
Que désirez-vous que je fasse pour vous ? leur demanda-t-il.
Ils répondirent : Accorde-nous de siéger l’un à ta droite et l’autre à ta gauche lorsque tu seras dans la gloire.
Mais Jésus leur dit : Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous demandez ! Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, ou passer par le baptême que j’aurai à subir ? Oui lui répondirent-ils, nous le pouvons.

Aujourd’hui on veut être honoré, atteindre les sommets puisque nous sommes faits à l’image de Dieu et qu’en nous il y a une graine de royauté, une envie d’être reconnu, d’être honoré.
Dans ce passage, les fils de Zébédée vont demander à Jésus d’être distingués à ses côtés. Jésus ne les réprimandera pas mais leur fera comprendre que tous ceux qui veulent régner avec lui, vont devoir boire avec lui une coupe de souffrance.
Jésus voulait qu’ils comprennent que vouloir une couronne sans passer par la croix, ce n’était pas possible.
Vouloir un trône sans passer par l’autel du sacrifice ce n’était pas possible dans la tête de Jésus.
Pour nous qui vivons à l’ère d’internet, du fast-food où tout est disponible, tout va vite, nous sommes imprégnés de cette mentalité de plus en plus.
En tant qu’hommes, nous aimons les raccourcis, que les choses aillent vite, et dans nos vies de famille, dans le service pour le Seigneur, à notre travail, dans nos relations, dans nos projets, et avec Dieu il n’y a pas de raccourcis.
Rien ne remplace l’obéissance à sa voix, la responsabilité que le Seigneur nous a donné, le culte personnel, ces moments où je me place devant le Seigneur en priant, et où je vais lui demander de me parler, je vais lire sa Parole aussi sans joie que cela puisse être parfois.
En tant qu’hommes, nous aimons que les choses aillent vite, alors que le Seigneur est comme un maçon dans nos vies, il pose une brique, puis une autre, brique après brique.
Dieu ne récompense pas forcément le succès, mais il récompense la fidélité.
Notre responsabilité en tant que chrétiens n’est pas d’être populaires, ni de faire l’unanimité mais d’être fidèles à Dieu, de rester en contact avec mes frères et sœurs pour grandir et pour que le mal ne nous agrippe pas trop facilement.
Le succès n’est pas toujours ce qui saute aux yeux.
Il se trouve dans la qualité des relations que nous avons avec les autres, c’est aussi savoir adopter le bon comportement en temps de crise, c’est être conscient de l’éternité et que ce que nous vivons sur cette terre n’est pas tout, c’est aussi vivre avec la crainte de Dieu si je veux être efficace entre ses mains car il y a toujours un prix à payer.
Pas de couronne sans croix et pas de croix sans couronne.
Pas de récompense sans sacrifice et pas de sacrifice sans récompense aux yeux de Dieu.
Le Seigneur saura dans cette vie et surtout dans l’autre vie nous récompenser à notre juste valeur.
La croix a beaucoup de qualités.
Dans la croyance populaire la croix est synonyme de souffrance, mais pour nous chrétiens, la croix nous purifie, ceux qui portent leur croix arrivent à devenir un peu moins égocentriques, ceux qui apprennent à demander au Seigneur ce qu’il attend d’eux.
La croix il est vrai nous laisse des cicatrices parfois, mais ces cicatrices nous servent car elles nous apprennent à dépendre de Dieu, surtout quand ça va bien.
Porter sa croix n’est pas simple, nous avons l’exemple de Jésus dans :
Luc 22 CH 41 et 43 :

41 Puis il se retira à la distance d’un jet de pierre, se mit à genoux et pria ainsi :
42 O Père, si tu le veux, écarte de moi cette coupe ! Toutefois, que ta volonté soit faite, et non la mienne.
43 Un ange venu du ciel lui apparut et le fortifia.
44 L’angoisse le saisit, sa prière se fit de plus en plus pressante, sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient à terre.
Porter sa croix n’est pas une mince affaire, et Jésus a été véritablement tétanisé lorsqu’il a dû se rendre à Golgotha, à l’idée d’avoir à subir le châtiment qui l’attendait.
Il savait qu’il aurait à subir du mépris, et des souffrances.
Parfois lorsque nous avons à porter notre croix, l’angoisse peut nous saisir, nous paralyser, mais Jésus a prié pour que Dieu lui donne la force de supporter et c’est ce que nous devons faire, prier pour que le Seigneur nous donne une mesure de grâce, de force, de sagesse, du courage afin que nous puissions nous aussi supporter les difficultés, l’opprobre, la souffrance, la dureté qui vont avec la croix.
Lorsque nous sommes paralysés à cette idée, demandons à Dieu de nous délivrer de cette peur et de cette angoisse.
Chacun a sa croix à porter, on ne peut pas la déposer, ni la transférer sur quelqu’un d’autre, mais on peut s’encourager les uns les autres, s’aider et se garder mutuellement.
Derrière toutes les grandes réalisations, il y a de grands combats qui ont été menés, il y a eu des coupes amères, des vies sacrifiées, des vases de terre brisés.
En tant qu’enfants de Dieu, si nous acceptons de payer le prix pour répandre le royaume de Dieu, Dieu saura nous récompenser et nous distinguer aux yeux des nations.
Ne perdons jamais de vue que cette vie n’est pas tout, et quand nous fermerons les yeux à cette vie, la plus belle couronne sera de voir notre Seigneur et d’être avec lui.
A nous de pouvoir trouver notre équilibre entre nos responsabilités terrestres et nos espérance céleste, sachant que notre Dieu ne nous décevra pas.

Steeve GADET

Retour en haut
Qui sommes-nous ?       Divers       Contacts       Mentions légales      
Copyright 2013 EGLISE EVANGELIQUE BATPISTE DU PLATEAU FOFO
une réalisation NASDY Digital Studio